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Lettre ouverte à Kamel Daoud

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#Daoud #Algérie #femme #France #Houris #lejournaldepersonne
Dans « Quelle Époque », je vous ai vu briller de mille feux sous les yeux de Léa Salamé… et j’ai vu en effet jusqu’à quel point le bonheur vous rendait heureux.
Je ne sais pas ce qui m’a donné le plus de baume au cœur : votre exil ou votre royaume ?
Vous dites avoir quitté votre égérie parce qu’elle respire mal.
Elle ne respire pas pour de bon.
Parce qu’elle ne respire qu’avec un seul poumon.
Alors qu’elle en a deux : Un masculin et un féminin.
Elle inspire avec l’un et expire sans l’autre.
C’est du moins la trame de votre dernier roman.
Constat qui vous honore et corrobore votre sens inné du drame.
La cause est entendue parce que vous êtes un romancier avant toutes choses et non un essayiste de bas de gamme qui a une dent de lait contre l’islam. N’est-ce pas ?
Et le paradis que vous avez perdu là-bas, vous l’avez aussitôt retrouvé ici-bas, en France, le seul pays capable selon vous, d’assurer votre succès et de le garantir surtout si vous partagez ses cécités.
En effet, en voulant redresser les torts faits aux femmes vous avez commis une petite maladresse en dressant brièvement le portrait de votre première maîtresse : votre maman qui ne savait ni lire, ni écrire mais qui a pourtant su d’emblée à quel bel horizon vous étiez destiné.
C’est elle, l’Algérienne analphabète qui vous a donné un avant goût de la petitesse et de la grandeur.
C’est elle, l’Algérienne enfermée qui vous a ouvert les yeux sur le miracle de l’éducation qui peut vous transformer un petit bout de néant en un être de volonté de chair et de sang…
Voilà de quoi sont capables les femmes en Algérie : d’élever un enfant, une nation, une civilisation… leur mission n’est donc pas une soumission, comme vous le laissez entendre, mais la plus sacrée des missions : une profession de Foi.
Et pour vous le démontrer elle n’a nul besoin de se montrer !
Dans « Quelle Époque », je vous ai vu briller de mille feux sous les yeux de Léa Salamé… et j’ai vu en effet jusqu’à quel point le bonheur vous rendait heureux.
Je ne sais pas ce qui m’a donné le plus de baume au cœur : votre exil ou votre royaume ?
Vous dites avoir quitté votre égérie parce qu’elle respire mal.
Elle ne respire pas pour de bon.
Parce qu’elle ne respire qu’avec un seul poumon.
Alors qu’elle en a deux : Un masculin et un féminin.
Elle inspire avec l’un et expire sans l’autre.
C’est du moins la trame de votre dernier roman.
Constat qui vous honore et corrobore votre sens inné du drame.
La cause est entendue parce que vous êtes un romancier avant toutes choses et non un essayiste de bas de gamme qui a une dent de lait contre l’islam. N’est-ce pas ?
Et le paradis que vous avez perdu là-bas, vous l’avez aussitôt retrouvé ici-bas, en France, le seul pays capable selon vous, d’assurer votre succès et de le garantir surtout si vous partagez ses cécités.
En effet, en voulant redresser les torts faits aux femmes vous avez commis une petite maladresse en dressant brièvement le portrait de votre première maîtresse : votre maman qui ne savait ni lire, ni écrire mais qui a pourtant su d’emblée à quel bel horizon vous étiez destiné.
C’est elle, l’Algérienne analphabète qui vous a donné un avant goût de la petitesse et de la grandeur.
C’est elle, l’Algérienne enfermée qui vous a ouvert les yeux sur le miracle de l’éducation qui peut vous transformer un petit bout de néant en un être de volonté de chair et de sang…
Voilà de quoi sont capables les femmes en Algérie : d’élever un enfant, une nation, une civilisation… leur mission n’est donc pas une soumission, comme vous le laissez entendre, mais la plus sacrée des missions : une profession de Foi.
Et pour vous le démontrer elle n’a nul besoin de se montrer !
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