GOELETTE ' RUPEL ' .mp4

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la goélette aurique " RUPEL " (Belgique) filmée à Ostende les 27 & 30/05/2010.
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Комментарии
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De Rupel blijft voor mij een unieke ervaring ! Dank je wel Jan & Co

CHEFTUUT
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Magnifique ! Je rêve d'en avoir une un jour !

FieuFieu
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Well, she is beauty!
Greetings from Russia

Братецревольвер
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LA FIN D’UN RÊVE ET PUIS…


 
 
Où sont donc ces galions aux impérieuses voiles
Prenant pour azimut l’essaim d’or des étoiles,
Désintéressement couronné d’Idéal ?
Où sont ces longs vaisseaux qui, loin du vice amer,
Domptant les larges flots des ténébreuses mers,
Faisaient cabrer leur proue non moins qu’un cheval fier :
 
Sublime goélette à son bord possédant
L’artiste énamouré et le digne savant
Embarqués pour un but illustre, et sans argent ?
Voilier fabuleux, au gréement féérique,
Parti pour ces atolls recelant mille criques
Qui restaient inconnues pour les cartes antiques ?
 
Où chercher la frégate appareillant de sorte
Que - sans crainte - voguaient toutes ses œuvres-mortes
En proie au carrefour des Mondes dont les portes
Entrouvrent les Vortex de la Dilection ?
Où échoua la nef en partance vers Sion ?
Où trouver le trois-mâts assoiffé d’horizon ?
 
Où sont ces marins fous, découvreurs d’Amérique,
En quête d’un ailleurs qu’on voulait idyllique ?
Caravelles inouïes, invraisemblables bricks,
Où débarqua jadis le Merveilleux en quête
Du firmament, de Dieu, d’une ancre que l’on jette
Dans les flots de la Foi, de houle en vaguelettes ?…
 
La Chimère en sa fougue acheva sa carrière,
Épave abandonnée, là où d’anciens corsaires
Une pierre à leur cou, suicidés, se noyèrent
Pour rejoindre l’Abysse en lequel tout renaît.
Ô pirates maudits, quand vous vous émouviez,
Était-ce plus pour l’or qu’envers la Destinée ?
 
Vingt siècles d'infamie tachèrent le Voyage
Du profit motivé que l’on voue au naufrage ;
Aussi cingle à sa perte, Humanité, ton âge.
La justesse du Vrai, l’harmonie qu’est le Beau
Mer sainte, océan pieux, voient rouler ces bateaux
Les souillant de leur fuel, immondes paquebots !
 
La folie de Wall-Street, les bourses, les commerces
Coulent le cœur humain au fond de gros tankers ;
A quand nos pétroliers amarrés aux ports perses ?
De partout les conflits, mais nulle part la paix ;
Porte-avions, sous-marins, corvettes, destroyers
Perdront, en mer d’Oman, face à Allah guerrier.
 
Les porte-conteneurs au large de l’Asie
Croisent de glauques eaux, maux maritimes qui
Sèmeront ici-bas bientôt la zizanie ;
La consommation sabordant l’utopique,
Navigue l’intérêt, d’équateur en tropiques,
Près du luxe clinquant des vils transatlantiques.
 
Dès lors, toujours plus vite ! Éloignée de la source
Dont l’ondoiement de feu fabriqua la Grand-Ourse,
La société malade organise ses courses.
Car c’est, depuis la côte âpre des continents,
Que la spéculation se joue de l’élément
Qui naguère inspirait l’esthétique tourment.
 
Sur les catamarans, « formules-un » des mers,
Les toiles, déployées vers l’onde hauturière,
Affichent crânement des tracts publicitaires !
 Les marques déposées, banques et assurances,
Le business affreux de toute la finance,
Dansent, en bout de mâts, dans les voilures denses !
 
Défiant l’austère Temps, désordres dans l’Espace,
Toutes les panoplies de la grande surface
Déploient la propagande abjecte de la masse !
Champagne et coupes ! Tous et toutes, célébrons
L’assassinat du songe enfanté à Hébron !
La ligne d’arrivée se nomme Armageddon.
 
Ô rêverie profonde ! avec son nez en l’air
Qui pleure sur les vers qu’écrivaient Baudelaire
Près du rivage obscur où ronflait le Mystère ?
La fin d’un rêve et puis conclura ces « régates »
Qui pillent de Nérée les biens en toute hâte,
La mort du pélagos, ô fatidique date !
 
Plateformes forant les nappes du profit,
Chalutiers massacrant les poissons en sursis
Programment le décès de notre Mère Vie
Jusqu’au jour où nos quais verront d’immenses vagues
Clore la tyrannie des bagues et des dagues
Oscillant de tempête en exquise madrague…
 
Ô le vertige neuf de la marée montante !
Ô le déluge à vif noyant le cri de Dante :
« Enfer et damnation ! » sur nos bouches bêlantes !
Marine effervescence ! Ambiante solution !
Lorsque, depuis Patmos, une lame de fond
Écumera les jours fangeux de nos passions…
 
Les môles assiégés, les darses et les digues,
Neptune courroucé, flux que rien de fatigue,
Abattra bien des pans de toutes nos intrigues.
Quand le Miracle enfin, force que rien n’érode,
Embaumera d’embruns, fragrance d’air et d’iode,
La planète à jamais dépeuplé des Nemrod.

énergifierlemonde
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Bonjour, je me suis permis de reprendre une partie de vos belles images pour illustrer une chanson qui lui va bien. N'hésitez pas à me faire savoir si cela vous pose un problème...
watch?v=ooNrkbDx0DQ

khargrar
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Superbe goélette..ballade un peu trop pépère..

ericvuille